Écologie et climatisation : comment limiter l’impact environnemental ?

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En cette période estivale où la chaleur règne, l’envie de s’enfermer dans une pièce fraîche se fait vivement ressentir. Aujourd’hui, la demande en climatisation ne cesse de croître alors que c’est un véritable fléau pour l’environnement et pour notre santé. Alors, Hexagone Groupe a mené son enquête et fait le point dans cet article sur son impact sur l’environnement et les solutions possibles pour lier la climatisation à l’écologie.

Le marché de la climatisation

Une climatisation est une installation permettant de faire baisser la température d’une pièce grâce à l’apport d’air froid. Elle permet, ainsi, de réguler ou modifier les conditions climatiques de tous types de bâtiment à usage d’habitation ou de bureaux.

Le marché est en évolution permanente depuis plus d’une dizaine d’années. Selon le magazine Le Temps, 90 % des maisons américaines sont équipées de climatisations. L’Europe est loin derrière avec notamment la Suisse qui compte 1 % d’équipement au sein des ménages.

À ce jour, les pays en développement qui subissent de fortes chaleurs ne sont pas ou très peu équipés d’air conditionné.

Les chercheurs estiment que dans une trentaine d’années, le nombre de climatiseurs devraient atteindre 5 milliards soit 3 fois plus qu’aujourd’hui.

L’impact environnemental de la climatisation 

L’augmentation de gaz à effet de serre est également causée  par les climatiseurs. En effet, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) nous rappelle que ces appareils rejettent un grand nombre de fluides frigorigènes nocifs.

Le GWP (Global Warming Potential) qui indique la gravité d’un gaz en fonction de l’effet de serre, a démontré que les fluides présents dans les climatisations ont de lourdes conséquences sur le réchauffement climatique.

Ainsi, il est vivement recommandé de procéder à des contrôles réguliers d’étanchéité afin d’éviter les émissions de ce type de fluides dans l’air.

C’est un véritable cercle vicieux, puisque plus la température grimpe en extérieur et plus on utilise l’air conditionné. 

Dans les plus grandes villes, des systèmes de climatisation centralisés rejettent la chaleur sur des boucles d’eau. Et désormais, nous retrouvons les mêmes pics de consommation électrique en hiver avec le chauffage qu’en période estivale.

La climatisation au service de l’écologie

En fonction des pays et de la région, une climatisation peut consommer entre 15 et 40 % du besoin en chauffage d’une maison. Pour limiter l’impact écologique, des scientifiques ont inventé 2 types de climatisations plus respectueuses de l’environnement.

La climatisation solaire

Ce mode de climatisation utilise le principe physique de la sorption. C’est un processus par lequel une substance (molécules de gaz ou liquide) est absorbée sur une autre.

Cet appareil écologique possède un fluide frigorigène naturel (ammoniac), qui se mélange à l’eau en absorbant et en rejetant de la chaleur. La consommation en électricité est très faible puisque deux circulateurs fonctionnent sur un seul système électrique. Dans ce cas, nous parlons de compression thermique, produit à l’aide de panneaux solaires.

La bio climatisation

Appelée également RAE (rafraîchisseur d’air évaporatif), la bio climatisation utilise l’évaporation de l’eau comme moyen naturel de rafraîchissement. Par le même mécanisme que la transpiration de l’homme où l’eau sur la peau va s’évaporer en absorbant la chaleur du corps.

L’air se refroidit dans une pièce avec ce mécanisme grâce à l’injection d’eau dans une machine. Ensuite, un ventilateur vient créer de l’air traversant la machine pour obtenir ainsi de l’humidité.

Ces deux appareils écologiques sont déjà sur le marché et de nombreuses autres méthodes sont en cours d’étude et devraient voir le jour rapidement.

Par ailleurs, on remarque d’autres solutions simples permettant de limiter l’utilisation de climatiseurs comme :

  • Une bonne isolation du bâtiment pour conserver une température fraîche ;

  • Le choix de matériaux écologiques à privilégier ;

  • Un avant-toit ou des volets isolants permettant de protéger des rayonnements du soleil.


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